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Par les routes

30-11-2019

Par les routes

Rencontre avec Sylvain Prudhomme autour de la parution de son roman Par les routes dans la collection L’Arbalète des éditions Gallimard.

Découvrez l'ouvrage sur le site de la librairie

 

Sylvain PRUDHOMME est né en 1979. Il a passé son enfance à l’étranger (Cameroun, Burundi, Niger, Île Maurice) avant de venir étudier les lettres à Paris. Sylvain Prudhomme a collaboré au journal Le Tigre, pour lequel il a notamment écrit 2 feuilletons : Africaine Queen (2010), sur les salons de coiffure du quartier le Château d’Eau, à Paris, et La vie dans les arbres (2011), sur les habitants des cabanes des forêts de l’Ariège.


Il a également traduit l’essai Décoloniser l’esprit, de l’écrivain kenyan Ngugi wa Thiong’o (La Fabrique, 2011) et a dirigé pendant 3 ans l’Alliance franco-sénégalaise de Ziguinchor (Casamance).

Auteur de romans, on lui doit notamment L’affaire Furtif (Burozoïque, 2010), ainsi que, récemment parus aux éditions L’Arbalète/Gallimard, Les Grands (2014), Légende (2016) et L’affaire furtif (2018). Avec Par les routes, Sylvain Prudhomme raconte la force de l’amitié et du désir, le vertige devant la multitude des existences possibles.

 

« J’ai retrouvé l’autostoppeur il y a six ou sept ans, dans une petite ville du sud-est de la France, après plus de quinze années pendant lesquelles, sans tout à fait l’oublier (l’autostoppeur n’est pas le genre d’hommes qu’on oublie), j’avais du moins cessé de penser à lui aussi souvent que par le passé. Je l’appelle l’autostoppeur car c’est ainsi, affublé de ce surnom qui n’aura jamais existé que pour moi, dans mes adresses intérieures à lui, sans qu’il en sache rien, qu’il n’aura cessé de m’apparaître, tout au long des années où je l’aurai côtoyé, tout au long de celles aussi où, éloignés l’un de l’autre, j’aurai pourtant continué de me le rappeler de loin en loin comme un repère - les marins ont un mot que j’aime pour cela, dans lequel on peut entendre ce qu’il faut d’ambiguïté, même si eux n’y attachent rien d’inquiétant : un amer.

Je venais d’emménager à V. lorsque j’ai appris qu’il vivait là aussi.

J’avais quitté Paris pour entamer une nouvelle vie. De toutes mes forces, je souhaitais changer d’air. Destruction, reconstruction : c’était mon programme pour les jours et peut-être les années à venir. »

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Type de fichier : MP3 - Taille : 118.16MB - Durée : 51:10 m (320 kbps 44100 Hz)